Masters of Sex, une série à voir absolument !

Masters of Sex, une série à voir absolument !


Il y a quelques semaines, j’ai terminé la saison 1 de la série Masters of Sex. Et je dois maintenant attendre la saison 2,  qui ne sera diffusée aux Etats-Unis qu’à l’automne 2014… Alors oui, comme son nom l’indique, dans cette série il y a du sexe. Mais pas que. Et je pense que vous êtes loin du compte quand vous tentez de vous imaginer de quoi ça peut bien parler. Alors voilà : on est en 1957, et le gynécologue William Masters, qui en avait déjà marre de n’apprendre que comment naissent les bébés, puis de ne travailler que sur les accouchements, décide de lancer un vaste programme de recherche sur le comment de la conception. Il va se heurter à la réticence de ses collègues et supérieurs, et plus généralement, du monde qui l’entoure. Il va se faire épauler par sa secrétaire puis collègue Virginia Johnson, l’autre personnage principal, qui joue le pendant de notre héros/anti-héros. Il est plutôt novice en matière de sexualité et de plaisir, et elle est une femme libérée des codes et injonctions de l’époque, qui fait ce qu’elle veut de son corps et revendique le droit au plaisir pour les femmes. Il est plutôt froid, elle est plus spontanée, plus vraie, et en fait chavirer plus d’un. Ils vont ensemble conduire leur étude sur la sexualité humaine, sur les réactions sexuelles (Human sexual response), comme ils disent. En observant des volontaires expérimenter le plaisir sexuel, seuls ou à deux, ils vont faire des découvertes en matière d’orgasme, dont je vous laisse découvrir les détails au fur et à mesure des avancées des chercheurs. 
Par conséquent, oui, il y a beaucoup de scènes de sexe, mais pas comme on a l’habitude d’en voir. Les créateurs de la série arrivent à faire en sorte que même le spectateur perçoive cela dans une perspective presque scientifique. Les cobayes sont sur un lit d’hôpital, et, derrière une vitre sans teint les observent Masters et Virginia. Alors que c’est le but même de la recherche que d’observer ce qu’il se passe, le réalisateur filme cela d’une manière assez pudique et esthétique, et souvent elliptique. Au final, on s’habitue à voir ce genre de scènes, et on accompagne les scientifiques dans leur recherche. Mais surtout, on se rend compte qu’en fait, ce sujet n’est presque qu’un prétexte pour étudier l’ensemble de la société américaine de l’époque. Masters of Sex est un formidable coup d’œil dans l’Amérique des années 50-60. A travers le quotidien de Virginia, plutôt privilégiée au niveau du point de vue narratif, on apprend comment la société fonctionnait à cette période. On se rend compte que la plupart des gens étaient tout simplement des analphabètes du sexe. On perçoit les tabous, les silences, les non-dits et la pruderie de ces hommes et de ces femmes, acteurs et victimes d’un consensus silencieux voulant que le seul but de procréation prédomine, et que la recherche du plaisir pur soit quelque chose de répréhensible, notamment pour les femmes. On prend aussi conscience de l’hypocrisie de cette société où on va aux maisons closes,  où on a des relations sexuelles, mais où, pour faire bien, il faut épouser la fille de son patron, avec qui on a couché. On hallucine quand on regarde avec nos yeux d’aujourd’hui les réactions des médecins à certaines découvertes touchant à la sexualité humaine. Et on mesure le chemin parcouru depuis plus de soixante ans, et le chemin qu’il reste à parcourir. 
Car Masters of Sex, c’est l’histoire vraie de ces chercheurs, qui deviendront les premiers sexothérapeutes. Le côté historique de la série la rend encore plus passionnante, et on se prend à adhérer totalement au suspens de l’avancée des travaux, et, aussi, aux rebondissements affectifs des protagonistes. Masters of Sex, c’est une histoire vraie romancée, dont en résulte une très bonne série tv. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas tout à fait une série dramatique car elle a juste la dose d’humour qu’il faut pour ne pas sombrer dans le trop sérieux. C’est une œuvre rafraîchissante, dont le côté nouveau n’apporte que du bon. 
Et cela nous permet de voir de nouvelles têtes, juste assez connues pour avoir fait leurs preuves, et assez méconnues pour redynamiser le paysage télévisuel américain. On a vu Michael Sheen dans le rôle de Tony Blair dans The Queen, ou encore en grand méchant dans Twilight, et Lizzy Caplan en inoubliable gothique dans Lolita malgré moi, puis en apparition dans des séries tv comme New Girl. Ces deux-là servent un très bon jeu, complexe et bien travaillé. Si l’interprète de Johnson parvient à être très convaincante et à faire s’attacher un minimum le téléspectateur, elle n’est en revanche pas aussi multiple et profonde que son homologue masculin. Alors qu’on se prend à être parfois agacé de l’air tristo-indigné-déterminé permanent de Ginny, on a en revanche la possibilité de passer par plusieurs sentiments en ce qui concerne le personnage de Sheen, car il réussit à nous convaincre tantôt de sa tristesse, de sa tendresse, de son amour pour Ginny, tantôt de sa froideur et de son apparente absence de sensibilité. Et les seconds rôles sont aussi à la hauteur. Les acteurs sont aussi aidés par une bonne réalisation, et une super photo, même si elle gagnerait peut-être parfois à être un peu moins sombre. Mais la mise en scène est presque un acteur à elle toute seule, car c’est elle qui nous fait sentir le vide intersidéral du foyer de Masters avec sa femme qui s’ennuie toute la journée et s’attriste de la distance de son mari. C’est la mise en scène qui nous montre le contraste de cette grande maison riche avec la petite maison de Ginny, remplie de ses enfants et des hommes qui y passent. Et c’est encore le metteur en scène qui enveloppe les journées de travail des chercheurs d’une rigueur scientifique blafarde qui contrastera juste assez avec ce qu’on voit se créer dans les yeux des personnages principaux au fil des épisodes.
Bref, Masters of Sex c’est génial, ça vous accroche, vous avez envie de continuer, vous accompagnez les deux collègues/amis/ennemis/amants/on sait pas trop dans leurs recherches et dans leurs relations. Vous apprenez des choses tout en vous divertissant, et vous passez un vrai bon moment. Et c’est maintenant que mon impatience grandit, ravivée par le partage enthousiaste que je viens de vous livrer.
La série n’est pas encore diffusée en France. De manière légale je veux dire. Vous savez ce qu’il vous reste à faire ;) (Bande annonce en anglais à découvrir ici)
Ecrit par Deborah L

8 Commentaires

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